Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

COMPETITION OFFICIELLE - Page 16

  • Critique – « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois (Compétition officielle du Festival de Cannes 2010)

    beauvois 003.JPG
    Cannes2010allenhallyday 006.JPG
    beauvois.jpg
    beauvois6.jpg

    Après « Tournée » de Mathieu Amalric, « La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier était projeté hier le troisième film français de cette compétition officielle 2010 : « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois.

    15 ans après « N'oublie pas que tu vas mourir » (pour lequel il avait obtenu le prix du jury) Xavier Beauvois est donc de retour dans la compétition cannoise. Cette fois il s'est attelé à un sujet particulièrement sensible dont il s'est librement inspiré : le massacre des moins de Tibéhirine en Algérie en 1996. Sept moines trappistes de Tibéhirine avaient ainsi été enlevés et retrouvés assassinés deux mois plus tard. Ce massacre fut d'abord attribué  au Groupe Islamiste Armé avant de l'être à une bavure de l'armée algérienne  (selon un militaire algérien, les moines auraient été mitraillés par l'armée croyant que leur monastère était un repère de membres du GIA). C'est Lambert Wilson qui incarne le responsable de la communauté. La terreur commence ainsi à s'installer quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent, vivant en bonne harmonie avec leurs voisins musulmans pour qui ils sont une présence précieuse. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour...

    Après « Le petit Lieutenant » et son immersion dans l'univers policier, c'est dans l'univers monastique, avec la même ferveur , que nous plonge Xavier Beauvois par le biais d'une mise en scène sobre , rigoureuse, modeste et lumineuse à l'image de l'impression qui émane de ces sept moines. Au lieu de nous tenir à distance la lenteur accompagne la montée en puissance jusqu'à une scène paroxystique sur la musique du lac des cygnes de Tchaïkovski d'une beauté redoutable. La caméra qui se resserre sur les visages, les expressions de chacun, leurs visages qui passent d'une expression de bonheur et de plénitude à celle de l'effroi à la résignation est celle, poignante,  d'un grand metteur en scène. Mais il ne faudrait pas réduire ce film à cette scène qui, du début à la fin, fait preuve de ce même sens de la grâce et de l'épure.

    Au-delà de l'aspect formel, c'est le message, universel et pacifiste, qui fait de ce film un sérieux prétendant à la palme d'or. C'est en effet un appel à la tolérance, à l'harmonie entre les peuples et les religions, une dénonciation de l'obscurantisme sous de fallacieux prétexte religieux, une ode au courage qui touche autant les croyants que les athées et les agnostiques.  C'est aussi le portrait magnifique de 8 hommes avec leurs doutes et leurs convictions, qui donnent tout, y compris leur vie, pour les autres (sans que cela soit bien évidemment un appel au martyr, bien au contraire).

     La phrase de Pascal cité par Michael Lonsdale (absolument remarquable et particulièrement ému hier soir) : : "Les hommes ne font jamais le mal si complètement et joyeusement que lorsqu'ils le font par conviction religieuse" est plus que jamais d'actualité et malheureusement universelle et intemporelle. Le lieu n'est d'ailleurs pas vraiment précisé. Le tournage a ainsi eu lieu au Maroc et non en Algérie, pour raisons de sécurités liées à la sensibilité du sujet. C'est Michel Barthélémy, le décorateur césarisé pour « Un Prophète » qui a reconstitué le Monastère. Plutôt que de désigner des responsables, Xavier Beauvois évoque  ainsi implicitement les deux thèses sur leurs morts, sur leur belle sérénité ensanglantée, leur message de paix souillé, là n'étant pas finalement le sujet.

    Des hommes et des dieux : un titre finalement très laïque qui met sur un pied d'égalité les uns et les autres et dénonce ce « mal » qu'ils font au nom de leurs convictions religieuses faisant ainsi écho à la citation d'exergue du film extraite de la bible : "Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous ! Pourtant, vous mourrez comme des hommes, comme les princes, tous, vous tomberez".

    Impossible de ne pas parler des acteurs qui incarnent ces personnages, à la fois mystiques et si humains, humbles et grandioses , Michael Lonsdale et Lambert Wilson en tête, lequel Lambert Wilson était également le meilleur interprète et le personnage le plus intéressant de « La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier, autre film en compétition de ce Festival 2010. Tout juste remis de son opération de l'appendicite (à cause de laquelle il n'avait pu être présent pour la projection cannoise du film de Tavernier)  il  a assuré le spectacle hier entre baisers de cinéma à Sabrina Ouazani (qui pendant la montée des marches tenait la photo d'un comédien décédé après le tournage) et Xavier Beauvois lors du photo call, et fumant ostensiblement sur les marches .

    Après le mystique « sous le Soleil de Satan », palme d'or 1987, ces hommes et ces dieux sous le soleil du Maghreb pourraient bien subir le même sort. C'est tout le mal que l'on peut souhaiter à cet hommage à ces hommes de bien, un hommage pétri de grâce.  Des humains avant tout.  Bref, les vrais dieux ce sont eux.

    Réactions dans la salle (projection du soir au grand théâtre Lumière): applaudissements les plus longs de tous les films en compétition que j'ai pu voir jusqu'à présent ( en notant néanmoins que j'ai manqué "Biutiful" dont les échos sont également très positifs, j'essaierai de le rattraper dimanche, puisque les films en compétition sont tous proejetés à nouveau le dernier jour).

    Prix que je lui attribuerais (ou pas): un prix d'interprétation pour Lambert Wilson (manière de récompenser également le film de Tavernier)

    Prix potentiels: La palme d'or, un prix d'interpration (pour Lambert Wilson? Pour Michael Lonsdale? Un prix d'interprétation collectif?), le prix de la mise en scène, le prix du jury, le prix du scénario... en fait ce film pourrait prétendre à tous les prix alors disons... la palme d'or sinon rien! Même si cette rigueur est très éloignée de la fantaisie burtonienne, il est difficile d'imagine que ce film ne figure pas au palmarès! A suivre dimanche!

     

    beauvois 001.JPG
    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 1 commentaire Pin it! Imprimer
  • Compétition – Critique de « La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier

    princesse.jpg

    Hier était projeté le deuxième film français de cette compétition 2010 après le magnifique « Tournée » de Mathieu Amalric : « La Princesse de Montpensier » de Bertrand Tavernier, l'un des films que j'attendais le plus de cette édition 2010 et qui, après 20 ans d'absence, marque le grand retour de Bertrand Tavernier à Cannes et sa quatrième sélection en compétition après « Une semaine de vacances », « Un dimanche à la campagne » et « Daddy Nostalgie ».

    Avec cette adaptation d'une nouvelle éponyme de Madame de Lafayette, après « Dans la brume électrique » Bertrand Tavernier revient en France pour changer une nouvelle fois de registre  et nous raconter la métamorphose d'une jeune fille noble, Marie de Mézières (Mélanie Thierry) dans la France du XVIème siècle, agitée par la guerre entre catholiques et protestants. Autour d'elle, sur fond de guerres de religions, gravitent le duc de Guise (Gaspard Ulliel), le  prince de Montpensier (Grégoire Leprince-Ringuet) auquel elle est mariée contre son gré,  le comte de Chabannes (Lambert Wilson) et le Duc d'Anjou (Raphaël Personnaz).

    Bertrand Tavernier revient à un genre qui lui a souvent réussi, le film historique (si ce n'est déjà fait, voyez le magnifique « La vie et rien d'autre »). Comme dans « La Princesse de Clèves », le plus célèbre roman de Madame de Lafayette l'amour est ici à nouveau un péril à une époque où les mariages étaient dictés et décidés par l'intérêt.

    Bertrand Tavernier a pris pas mal de liberté avec le texte original pour y apporter sa vision et sa modernité. Sur fond de brutalité et de guerre de religions, c'est le combat d'une jeune femme entre ses désirs, son éducation, ses devoirs.

    Le film est empreint de cette retenue qui seyait à l'époque que certains sans doute auront assimilée à un manque de fièvre mais qui rend au contraire plus bouleversants encore le dénouement et l'émotion qui vous saisit (qui en tout cas m'a saisie) puisque c'est après la mort de celui-ci (je ne vous dirais pas qui) que Marie de Mézières comprend la profondeur de l'amour de celui qu'elle a trop souvent ignoré, prêt pour elle à tous les sacrifices, même à la voir libre et amoureuse d'un autre alors que les autres voulaient uniquement la posséder comme une propriété.

    On retrouve avec plaisir à Cannes ceux dont le talent avait explosé ici même en 2003 pour « Les Egarés », le très beau film d'André Téchiné : Gaspard Ulliel et Grégoire Leprince-Ringuet ; le premier dominant largement la distribution par sa fougue et son impétuosité.

    Avec son coscénariste Jean Cosmos, Bertrand Tavernier a donc fait de ce roman du XVIIème siècle un film intemporel (comme le thème de la perte des illusions et de l'innocence que symbolise cette princesse de Montpensier), lyrique, romantique et romanesque, tout en décrivant la violence d'une époque, destructrice pour les sentiments plus nobles et passionnés qu'elle muselait, et la théâtralité impitoyable de la cour.

     Les chevauchées fantastiques magnifiquement filmées sur la musique envoûtante d'Alain Sarde, la sublime photographie de Bruno de Keyzer, l'élégance des dialogues et de la mise en scène en font un film d'une âpre beauté dont la fièvre contenue explose au dénouement en un paradoxal et tragique silence. Une réussite quand on sait les difficultés connues par Eric Heumann pour produire ce film.

    Je vous reparlerai de ce film qui mérite plus d'attention mais là je me dois de vous laisser pour aller voir le film de Jean-Luc Godard tant attendu, présenté ce matin dans le cadre de « Un Certain Regard ».

    Accueil dans la salle (projection du soir au Grand Théâtre Lumière en présence de l'équipe du film) : A l'applaudimètre, 4 minutes 40 d'applaudissements, il faut avouer, mitigés. Mélanie Thierry en larmes.

    Chance de récompenses : Malheureusement je ne vois pas dans quelle catégorie, malgré tout le bien que je pense de ce film, il pourrait recevoir un prix, le film historique n'ayant pas forcément les faveurs des palmarès cannois. Peut-être un prix spécial récompensant par la même la carrière de Bertrand Tavernier.

    Récompenses que je lui attribuerais (ou pas) : un prix spécial (aussi) récompensant la carrière de l'immense cinéaste qu'est Bertrand Tavernier... mais il faut avouer qu'en la matière dans cette sélection 2010, la concurrence est particulièrement rude !

    Sortie en salles : le 10 novembre 2010

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 2 commentaires Pin it! Imprimer
  • Critique- Compétition officielle 2010 : « Another year » de Mike Leigh

    another2.jpg

    Après « Tournée » de Mathieu Amalric dont je vous parlais avant-hier, j'ai assisté hier à mon deuxième film de la compétition officielle 2010, « Another year » du britannique Mike Leigh. Un vrai mystère puisque très peu d'informations avaient filtré  sur ce film avant la projection. Onzième film de Mike Leigh qui fait partie du cercle fermé des réalisateurs ayant déjà obtenu la palme d'or (pour « Secrets et mensonges » en 1996 même si je lui préfère largement « All or nothing ») ou encore le prix de la mise en scène pour « Naked » en 1993, « Another year » est ainsi le quatrième film de Mike Leigh en compétition à Cannes. Jim Broadbent, Philip Davis, Imelda Staunton, les acteurs fétiches du réalisateur, sont ainsi de nouveau de la partie.

    Synopsis :L'histoire d'un couple heureux (Tom, géologue, et Gerri, psychologue !) qui va devoir supporter les tracas de son entourage.

    « Another year » est avant tout centré sur ses personnages, à la fois communs et atypiques mais en tout cas dépeints avec beaucoup d'humanité, de sensibilité, d'empathie. La caméra scrute habilement et pudiquement leurs visages et le basculement d'une émotion à son contraire que la première masquait.

     Mike Leigh est particulièrement doué pour capturer les choses de la vie, une mélancolie, une solitude derrière une exubérance. Si son film comme toujours se passe dans un milieu bien particulier (la classe britannique « moyenne », voire pauvre, avec toujours le chômage en arrière-plan) chacun pourra se reconnaître dans l'un de ses personnages vibrants d'humanité, et d'émouvantes contradictions.

    « Another year » est divisé en 4 saisons, (printemps, été, automne, hiver) :  en une année, à la fois comme les autres et différente des autres, alors que les jours et les saisons s'égrènent, le couple de Tom et Gerri reste la stabilité au centre de ce petit monde. En une année, ce sont les tourments et les bonheurs de l'existence qui se déroulent autour d'eux : deuil, séparation, rencontre, naissance, dépression...

    Mike Leigh sait tourner en dérision les situations dramatiques sans que jamais ses personnages soient ridiculisés mais au contraire en    faisant des héros du quotidien ( des « héros cachés ») de ces êtres perdus qui donnent constamment le change comme Mary ( formidable Lesley Manville), l'amie envahissante du couple ou encore comme  Tom le frère qui perd sa femme (très beau personnage digne, tout en silences et pudeur), Ken l'ami qui, comme Mary noie souvent sa solitude dans l'alcool et fait de vaines avances à cette dernière.

    Des tons doux et lumineux du printemps et de l'été, finit par tourner au gris d'un hiver crépusculaire au cours duquel le vrai visage de Mary se révèle dans un dernier plan aussi simple, profond que bouleversant.

      De très bons dialogues et des comédiens excellemment dirigés contribuent enfin à faire de ce film  une saison particulière à la fois drôle et nostalgique, et en tout cas profondément humaine et universelle dont la morale à la Voltaire pourrait être « Il faut cultiver notre jardin » (Tom et Gerri y passent ainsi beaucoup de temps au sens propre comme au figuré... : ils s'appliquent ainsi à changer et améliorer ou du moins aider le monde qui les entoure).

    Accueil dans la salle (projection de l'après-midi) : applaudissements nourris

    Chance de récompenses : Habitué du palmarès, Mike Leigh pourrait bien y figurer à nouveau. Je verrais bien un prix d'interprétation pour Lesley Manville qui récompenserait ainsi également l'incroyable talent de directeur d'acteurs de Mike Leigh.

    Récompenses que je lui attribuerais (ou pas) : un prix du scénario  pour son apparente simplicité qui met si bien en valeur la complexité  et les tourments cachés de ses personnages. 

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 1 commentaire Pin it! Imprimer
  • Compétition - « Tournée » de Mathieu Amalric : la beauté des âmes dénudées

    tournée4.jpg
    tournée.jpg
    tournee.jpg

    Les choses sérieuses ont débuté hier avec la compétition officielle et la projection du premier film français en lice pour la palme d'or, le quatrième film de Mathieu Amalric réalisateur et le premier sélectionné en compétition, même si ce dernier a souvent présenté des films sur la Croisette en tant que comédien, notamment l'émouvant « Le Scaphandre et le papillon » de Julian Schnabel en 2007 ou encore le juvénile et réjouissant « Les herbes folles » d'Alain Resnais l'an passé. Après une montée des marches haute en couleurs, c'est parti pour une première « tournée » de compétition.

    Dans « Tournée » Amalric incarne Joachim un producteur  de spectacles de retour de son exil américain avec dans ses bagages une revue de strip-tease new burlesque. Loin des canons de beauté, du moins ceux édictés par certains magazines,  ces trip-teaseuses détournent l'image de la femme fatale avec  une grivoise et ludique dérision.

    Tout pourrait être pathétique dans ce film : ces femmes aux visages et aux corps marqués qui incarnent les pin-up kitschissimes, ce producteur véritable loser qui harcèle en vain ses anciens « amis » de la télévision et du spectacle pour obtenir une salle, les hôtels impersonnels...

    Et c'est là tout le talent d'Amalric : nous montrer la fragile frontière entre beau et pathétique (et le film se situe beaucoup plus du côté du premier), la complexité de l'âme humaine derrière l'apparente légèreté, les tourments qui se cachent derrière les corps qui se montrent ostensiblement. C'est d'ailleurs par ces corps autour desquels la caméra virevolte que le film va débuter, finalement un masque qui va peu à peu tomber pour dévoiler les fragilités de chacun( e) pour que deux fières solitudes  finissent par se trouver.

    Amalric fait tomber les masques avec beaucoup de pudeur et de délicatesse malgré l'exhibitionnisme apparent.  Son personnage révèle progressivement sa fragilité et sa mélancolie et sa « politesse du désespoir ». Son âme se déshabille pour dévoiler l'homme mélancolique, le père égaré derrière le producteur passionné, paternaliste avec ses strip-teaseuses. C'est aussi un hommage à ceux (producteurs de spectacles ou de cinéma..., rappelant en cela le très beau « Le Père de mes enfants » de Mia Hansen-Love) pour qui il n'existe pas de séparation entre vie et spectacle qui s'entrechoquent et se confondent.

     Mais n'allez pas croire qu'il s'agit là d'un film présomptueux. Amalric réalisateur a aussi le don de l'humour décalé auquel le jeu d'Amalric acteur se prête si bien. Des scènes très réussies dans lesquelles l'émotion et l'humour affleurent (scène de la station service etc) et la précision du trait avec lequel il esquisse la fausseté ou au contraire la solitude et la fragilité de certains personnages  montrent au contraire un réalisateur plein d'élégance.

    Une « tournée » atypique, bouillonnante, attachante qui a la grâce inattendue d'un Botero et imprégnée de la touchante fantaisie de ses interprètes ...

     Sortie en salles : le 30 juin

    Accueil dans la salle (projection du soir Grand Théâtre Lumière) : Quelques bravos ont fusé. Applaudissements nourris sans excès.  Amalric ému aux larmes.

    Chance de récompenses :  Un film qui a la fantaisie en commun avec le cinéma du président du jury 2010 : Tim Burton même si ce sont deux fantaisies très différentes mais derrière lesquelles se cache en tout cas la même mélancolie. Un prix du jury ?

    Récompenses que je lui attribuerais (ou pas) :  Un prix d'interprétation à Mathieu Amalric, manière de récompenser son talent d'acteur (ici éclatant) mais aussi la richesse de son personnage et donc manière aussi de récompenser l'auteur.

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 7 commentaires Pin it! Imprimer
  • Dernière minute: "Route Irish" de Ken Loach rejoint la compétition du Festival de Cannes 2010!

    routeirish2.jpg

    La rumeur courait déjà depuis quelques jours: un nouveau film pourrait bien s'ajouter à la liste des 18 films en compétition. Un film américain pensait-on, un seul figurant en compétition. C'est finalement un habitué britannique de la croisette (et non des moindres!) , Ken Loach, qui s'ajoute à la prestigieuse liste un an après avoir présenté "Looking for Eric" également en compétition (c'est semble-t-il cette proximité temporelle qui l'aurait d'abord conduit à refuser) avec un film au sujet "à palme d'or" (l'Irak également au centre de "Fair game" de Doug Limna).

     Ce sera ainsi le deuxième film britannique en compétition avec "Another year" de Mike Leigh alors que Stephen Frears, quant à lui, présente, "Tamara Drewe" hors-compétition.

    Tout comme Mike Leigh et Abbas Kiarostami, Ken Loach avait déjà obtenu la palme d'or pour le splendide "Le Vent se lève" en 2006.

    Synopsis:Deux anciens soldats amoureux de la même femme  doivent aller en Irak pour y travailler.  Deux agents de sécurité qui vont risquer leur vie en Irak dans une ville ravagée par la violence.

    Casting: Mark Wormack, Andrea Lowe, Trevor Williams, Talib Hamafraj...

    Films déjà présentés à Cannes par Ken Loach

    • 2009 - LOOKING FOR ERIC - En Compétition Réalisation
    • 2007 - CHACUN SON CINÉMA - Hors Compétition Réalisation
    • 2006 - THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY (LE VENT SE LEVE) - En Compétition Réalisation
    • 2002 - SWEET SIXTEEN - En Compétition Réalisation
    • 2000 - BREAD & ROSES - En Compétition Réalisation
    • 1998 - MY NAME IS JOE - En Compétition Réalisation
    • 1995 - LAND AND FREEDOM - En Compétition Réalisation
    • 1993 - RAINING STONES - En Compétition Réalisation
    • 1991 - RIFF-RAFF - Section parallèle Réalisation
    • 1990 - HIDDEN AGENDA - En Compétition Réalisation
    • 1981 - LOOKS AND SMILES (REGARDS ET SOURIRES) - En Compétition Réalisation
    • 1980 - THE GAMEKEEPER - Un Certain Regard Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1979 - BLACK JACK - Section parallèle Réalisation
    • 1972 - FAMILY LIFE - Section parallèle Réalisation
    • 1970 - KES - Section parallèle Réalisation

    Le Palmarès de Ken Loach à Cannes

    • 2006 - Palme d'Or - THE WIND THAT SHAKES THE BARLEY (LE VENT SE LEVE) - Long métrage
    • 1993 - Prix du Jury - RAINING STONES - Long métrage
    • 1990 - Prix du Jury - HIDDEN AGENDA - Long métrage
    • 1981 - Prix du cinéma contemporain au Festival International du Film - LOOKS AND SMILES (REGARDS ET SOURIRES) - Long métrage

    Filmographie de Ken Loach:

    1967 : Pas de larmes pour Joy (Poor Cow)

    1969 : Kes

    1971 : The Save the Children Fund Film

    1971 : Family Life

    1979 : Black Jack

    1980 : The Gamekeeper

    1981 : Regards et Sourires (Looks and Smiles)

    1984 : Which Side Are You On?

    1986 : Fatherland

    1990 : Riff-Raff

    1990 : Secret défense (Hidden Agenda)

    1993 : Raining Stones

    1994 : Ladybird (Ladybird Ladybird)

    1995 : A Contemporary Case for Common Ownership

    1995 : Land and Freedom

    1996 : Carla's Song

    1997 : Les Dockers de Liverpool (The Flickering Flame)

    1998 : My Name Is Joe

    2000 : Bread and Roses

    2001 : The Navigators

    2002 : Sweet Sixteen

    2002 : L'un des courts-métrages du film collectif 11’9’’01 - September 11

    2004 : Just a Kiss (Ae Fond Kiss)

    2005 : Tickets

    2005 : McLibel, co-réalisé avec Franny Armstrong (documentaire)

    2006 : Le Vent se lève (The Wind that Shakes the Barley) (Palme d'or en 2006)

    2007 : It's a Free World...

    2009 : Looking for Eric

     

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • "Soleil Trompeur 2, l'Exode", de Nikita Mikhalkov - Compétition officielle du Festival de Cannes 2010

    soleil3.jpg
    soleil11.jpg

    ©UGC

    soleil10.jpg
    ©UGC
    soleil9.jpg
    ©UGC
    soleil8.jpg
    ©UGC
    soleil6.jpg
    ©UGC
    soleil5.jpg
    ©UGC
    soleil4.jpg
    ©UGC

    Je poursuis ma présentation des films de la sélection officielle  2010 avec aujourd'hui le seul film russe de la compétition officielle: Soleil Trompeur 2, l'Exode, de Nikita Mikhalkov, la suite de "Soleil trompeur" 16 ans après son Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 1994 et 11 ans après la sélection hors compétition et en ouverture du festival du romanesque "Le  Barbier de Sibérie" également avec Oleg Menshikov.

    Synopsis: 1941. Cinq années ont passé depuis que les destinées du Général Kotov et de sa famille ont irrémédiablement changé.
     Aux premiers jours de la guerre, Kotov s'échappe miraculeusement du camp où il était détenu. Considéré comme mort par l'administration soviétique, Kotov est enrôlé dans un bataillon de volontaires au grade de simple soldat et envoyé au front. Sur le champ de bataille, il combat les Allemands sans merci. Grièvement blessé, on lui propose de quitter l'armée à plusieurs reprises. Mais persuadé que sa femme Maroussia et sa fille Nadia ont péri dans un camp de travail, il préfère rester aux côtés de ses camarades.  Pourtant, la réalité est toute autre... Les deux femmes sont bien en vie. Nadia, convaincue que son père est vivant, est devenue infirmière dans l'armée et continue de le chercher à travers tout le pays. 1943. Le major du KGB Arsentiev, qui avait fait arrêter et condamner Kotov, reçoit l'ordre de retrouver Kotov par Staline en personne. Arsentiev retrouvera-t-il sa trace dans un pays désormais dévasté par la guerre ? Et pourquoi Staline le fait-il soudainement rechercher après toutes ces années ?

    Casting :  Dmitry Dyuzhev , Sergei Makovetsky , Oleg Menshikov , Nikita Mikhalkov , Nadezhda Mikhalkova , Evgeny Mironov

    Films déjà présentés à Cannes:

    • 2010 - UTOMLYONNYE SOLNTSEM 2: PREDSTOYANIE (L'EXODE - SOLEIL TROMPEUR 2) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues, Interprète
    • 1999 - THE BARBER OF SIBERIA (LE BARBIER DE SIBERIE) - Hors Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1994 - OUTOMLIONNYE SOLNTSEM (SOLEIL TROMPEUR) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues, Interprète
    • 1987 - OCI CIORNIE (LES YEUX NOIRS) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1983 - UNE GARE POUR DEUX - En Compétition Interprète
    • 1979 - PIATS VETCHEROV (CINQ SOIRÉES) - Section parallèle Réalisation
    • 1979 - SIBERIADA (SIBERIADE) - En Compétition Interprète
    • 1977 - NEOKONTCHENNAYA PIESA DLIA MEKHANITCHESKOGO PIANINO (PARTITION INACHEVÉE POUR PIANO MÉCANIQUE) - Hors Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues, Interprète
    • 1964 - ROMANCE À MOSCOU - En Compétition Interprète

    Le Palmarès

    • 1994 - Grand Prix du Jury - OUTOMLIONNYE SOLNTSEM (SOLEIL TROMPEUR) - Long métrage

    Membre du Jury

    • 2004 - Courts métrages Cinéfondation - Président

    Filmographie:

    court métrage

    1967 : Devochka i veshchi

    1968 : And I Go Home

    1970 : A Quiet Day During the End of War

    long métrage

    1974 : Un étranger parmi les amis

    1976 : Esclave de l'amour

    1976 : Partition inachevée pour piano mécanique

    1979 : Quelques jours de la vie d'Oblomov

    1979 : Сinq Soirées

    1981 : Family Relations

    1983 : Sans témoins

    1987 : Les Yeux noirs

    1991 : Urga

    1992 : Anna 6-18

    1994 : Soleil trompeur

    1998 : Le Barbier de Sibérie

    2007 : 12

    2010 : Soleil trompeur 2

     

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • "Hors-la-loi" de Rachid Bouchareb - Compétition officielle du Festival de Cannes 2010

    horslaloi.jpg
    © StudioCanal

    "Hors-la-loi", 4 ans après le prix d'interprétation collective pour les acteurs d'"Indigènes" dont il est davantage une sorte de prolongement que réellement la suite, fait évidemment partie des films de cette compétition 2010 qui suscitent le plus d'attente même si cette année, contrairement à "Indigènes "il y a 4 ans, il représentera l'Algérie et non la France.

    Pourrions-nous envisager à nouveau un prix collectif puisqu'on retrouve en grande partie le même casting, en tout cas les lauréats du prix d'interprétation à l'exception de Samy Nacéri? Les probabilités sont néamoins faibles d'autant que le film est depuis quelques jours l'objet d'une polémique, en raison "d'erreurs et anachronismes" et de sa prise de position sur les événements du massacre de Sétif.

    Toujours est-il que la remise de leur prix collectif et le chant qu'ils entonnèrent alors ("C'est nous les Africains qui revenons de loin, venant des Colonies pour sauver la patrie!" ) reste un des (beaux) instants mémorables de l'Histoire du Festival de Cannes.

    Cliquez ici pour lire les réponses de Bernard Blancan, l'un des lauréats de ce prix d'interprétation, données en 2007 à In the mood for Cannes.

    Synopsis: Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s’engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté...

    Casting: Roschdy Zem, Samu Bouajila, Jamel Debbouze, Bernard Blancan, Ahmed Benaissa, Larbi Zekkal, Chafia Boudraa, Mourad Khen, Jean-Pierre Lorit...

    Sortie en salles: 22 septembre 2010

    Films déjà présentés à Cannes par Rachid Bouchareb

    • 2006 - INDIGÈNES - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 1991 - CHEB - Section parallèle Réalisation
    • 1983 - PEUT ÊTRE LA MER - Section parallèle Réalisation

    Membre du Jury

    • 2008 - Longs métrages - Membre

    Filmographie de Rachid Bouchareb

    Longs métrages

    • 1985 : Bâton Rouge
    • 1991 : Cheb
    • 1994 : Poussières de vies
    • 2001 : Little Senegal
    • 2006 : Indigènes
    • 2009 : London River
    • 2010 : Hors-la-loi

    Courts métrages

    • 2004 : Le vilain petit poussin
    • 2005 : L'ami y'a bon
    • 2007 : Djebel
    • 2009 : Houme - Vivre Ensemble
    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • "Copie conforme" d'Abbas Kiarostami: compétition officielle du Festival de Cannes 2010

    copie.jpg
    copie2.jpg
    copie3.jpg
    copie4.jpg
    copie5.jpg

    Ma présentation détaillée des films de la sélection officielle du Festival de Cannes 2010 se poursuit aujourd'hui avec "Copie conforme" d'Abbas Kiarostami, un film qui a fait parler de lui avant même d'être sélectionné en raison de la présence de Juliette Binoche à la fois sur l'affiche du Festival de Cannes 2010 et au générique du film de Kiarostami qui figure donc néanmoins bel et bien en compétition.

    Synopsis: James, un écrivain quinquagénaire anglo-saxon, donne en Italie, à l'occasion de la sortie de son dernier livre, une conférence ayant pour thème les relations étroites entre l'original et la copie dans l'art. Il rencontre une jeune femme d'origine française, galeriste. Ils partent ensemble pour quelques heures à San Gimignano, petit village près de Florence. Comment distinguer l'original de la copie, la réalité de la fiction ?

    Casting: Juliette Binoche, William Shimell, Jean-Claude Carrière, Agathe Natanson, Adrian Moore...

    "Copie conforme" est le premier film de Kiarostami tourné hors de l'Iran, plus précisément en Italie, en Toscane dans le magnifique village de San Gimignano. Ce sera le 9ème film présenté à Cannes par Kiarostami qui a par ailleurs été membre du jury longs métrages  en 1993, du jury de la Cinéfondation en 2002 et Président du jury de la Caméra d'Or en 2005. Enfin, il a  remporté la Palme d'Or en 1997 pour "Le goût de la cerise."

    Juliette Binoche raconte ainsi sa rencontre avec Kiatostami: "Je suis partie en Iran rencontrer Abbas (je l’avais croisé à Cannes, à l’Unesco, chez Jean-Claude Carrière). Il m’a dit "Viens à Téhéran !". Je l’ai cru, j’y suis allée, deux fois. Un soir il m’a raconté l’histoire que nous avons tourné ensemble cet été, il m’a raconté chaque détail, le soutien-gorge, le restaurant, l’hôtel, bref, il m’a dit que c’était une histoire qui lui était arrivée. A la fin, après avoir parlé pendant 45 minutes dans un anglais impeccable, il m’a demandé : "Tu me crois ?". Je lui ai dit : "Oui". Il m’a dit : "Ce n’est pas vrai !". Je suis partie d’un éclat de rire qui lui a donné envie de faire ce film, je crois !", explique-t-elle.

     Bille August, Francis Ford Coppola, les frères Dardenne, Emir Kusturica, Shohei Imamura: tels sont les réalisateurs à avoir déjà obtenu deux fois la Palme d'or. Le nom de Kiarostami s'ajoutera-t-il à la liste?

    Sortie en salles: le 19 mai 2010

    Films déjà  présentés à Cannes par Abbas Kiarostami

    • 2007 - CHACUN SON CINÉMA - Hors Compétition Réalisation
    • 2007 - MAN OF CINEMA: PIERRE RISSIENT (HOMME DE CINEMA : PIERRE RISSIENT) - Cannes Classics Images, Interprète
    • 2004 - 10 ON TEN - Un Certain Regard Réalisation
    • 2004 - FIVE - Hors Compétition Réalisation
    • 2003 - TALAYE SORGH (SANG ET OR) - Un Certain Regard Scénario & Dialogues
    • 2002 - TEN - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues
    • 2001 - A.B.C AFRICA - Hors Compétition Réalisation, Montage
    • 1997 - TA'M E GUILASS (LE GOÛT DE LA CERISE) - En Compétition Réalisation, Montage
    • 1994 - ZIRE DARAKHTAN ZEYTON (AU TRAVERS DES OLIVIERS) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues, Montage
    • 1992 - ZENDEGI EDAME DARAD (ET LA VIE CONTINUE) - Un Certain Regard Réalisation, Scénario & Dialogues, Montage

    Le Palmarès

    • 1997 - Palme d'Or - TA'M E GUILASS (LE GOÛT DE LA CERISE) - Long métrage

    Membre du Jury:

    • 2005 - Caméra d’Or - Président
    • 2002 - Courts métrages Cinéfondation - Membre
    • 1993 - Sélection officielle - Membre

    Filmographie d'Abbas Kiarostami:

    Copie conforme  - 2010

     Shirin  - 2010

     Tickets  de Ermanno Olmi, Ken Loach, Abbas Kiarostami - 2007

    Chacun son cinéma  de Olivier Assayas, Bille August, Jane Campion, Chen Kaige, Michael Cimino - 2007

     Roads of Kiarostami - 2006

     Ten on Ten - 2004

     Five  - 2004

    10 on Ten - 2004

     Five Dedicated to Ozu - 2003

     Ten - 2002

    ABC Africa - 2001

     Le Vent nous emportera - 1999

    Le Goût de la cerise - 1997

     Le Palais de Jahannama - 1997

     Birth of Light - 1997   Lumière et compagnie  de Lasse Hallström, Abbas Kiarostami, Régis Wargnier, Wim Wenders, John Boorman - 1995

     A propos de Nice, la suite  de Catherine Breillat, Costa-Gavras, Claire Denis, Raymond Depardon, Abbas Kiarostami - 1995

    Au travers des oliviers  - 1995

     And life goes on - 1992

     Close up - 1990

    Devoirs du soir - 1990

     Ou est la maison de mon ami? - 1987

    Le Choeur - 1987

     Les Elèves du cours préparatoire - 1984

    Le Concitoyen - 1983

     La Rage de dents - 1980

    Gazieh shekl-e avval, Gazieh shekl-e dovvom - 1979

    Cas numéro un, cas numéro deux - 1979

     La Solution  - 1978  

    Rapport  - 1977

     Hommage aux professeurs - 1977

    Le Costume de mariage - 1976

     Comment utiliser son temps libre ? - 1976

    Deux solutions pour un problème - 1975

     Moi aussi je peux - 1975

     Couleurs - 1975

     Le Passager - 1974

    Expérience - 1973

     La Récréation - 1972

    Le Pain et la rue - 1970

     

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • "La nostra vita" de Daniele Luchetti - Compétition officielle du Festival de Cannes 2010

    nostra.jpg

    Poursuivons la présentation des films en compétition avec le seul film italien qui y figure:  "La nostra vita"  de Daniele Luchetti, un habitué de la Croisette puisque ce sera sa quatrième sélection (dont deux dans la catégorie "Un Certain Regard" et un en compétition officielle).

    Synopsis: Après un deuil, un ouvrier romain tente d'apaiser sa douleur en se rattachant à la seule chose qui lui reste : gagner de l'argent. A travers le parcours de ce prolétaire, le réalisateur Daniele Luchetti propose une photographie de l'Italie.

    Casting: Raoul Bova, Giorgio Colangeli, Elio Germano, Awa Ly, Stefania Montorsi, Isabella Ragonese, Riccardo Scamarcio, Luca Zingaretti.

    Ce film engagé pourrait enfin permettre à Daniele Luchetti d'accéder à la reconnaissance mondiale... A suivre de près!

    Films déjà présentés à Cannes par Daniele Luchetti

    2007 - MIO FRATELLO È FIGLIO UNICO (MON FRÈRE EST FILS UNIQUE) - Un Certain Regard Réalisation, Scénario & Dialogues

    1991 - IL PORTABORSE (LE PORTEUR DE SERVIETTE) - En Compétition Réalisation, Scénario & Dialogues

    1988 - DOMANI ACCADRA - Un Certain Regard Réalisation, Scénario & Dialogues

     Filmographie:

    1988 - Domani accadra (Domani,domani)
    1991 - Il portabolse (Le porteur de serviette)
    1993 - Arriva la bufera
    1995 - La scuola
    1998 - I piccoli maestri
    2002 - Dillo con parole mie
    2006 - Mio fratello e figlio ùnico (Mon frère est fils unique)
    2010 - La nostra vita (compétition oficielle Cannes 2010)

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer
  • "Fair game" de Doug Liman - Compétition officielle du Festival de Cannes 2010

    fair.jpg

    Après une journée d'interruption, je reprends ma présentation des films de ce Festival de Cannes 2010 en compétition avec "Fair game" de Doug Liman.

    Un sujet "explosif" (qui rappelle d'ailleurs "Green zone" de Paul Greengrass) tiré de faits réels. Des stars au casting (Naomi Watts, Sean Penn, pour la troisième fois dans le même film après The Assassination of Richard Nixon et 21 grammes). Le réalisateur de "La mémoire dans la peau" derrière la caméra dont c'est la première sélection à Cannes. Seul film américain de la compétition.  Aucun doute: "Fair game" a tout pour faire parler de lui!

    Synopsis:L'ex-ambassadeur Joseph Wilson est envoyé au Niger par la CIA afin d'enquêter sur un éventuel trafic d'armes de destructions massives avec l'Irak. Mais celui-ci ne trouve rien, et prouve même que les documents sur lesquels s'appuyait l'Administration Bush étaient faux. Une semaine plus tard, l'identité de la femme de Joseph Wison est divulguée dans la presse, il s'agit d'une agent de la CIA, Valérie Palme Wilson. Dès lors, les procès s'ensuivent et l'Administration Bush, toute entière, est mise en cause.

    Sean Penn sur la Croisette (notamment en 1997 pour "She's so lovely" pour lequel il avait obtenu le prix d'interprétation ou en 2008 comme président du jury) c'est toujours un événement et cette année promet de ne pas déroger à la règle. Un sujet "à palme d'or" qui pourrait mettre à nouveau sur le devant de la scène un douloureux fardeau que les Etats-Unis préféreraient sans doute voir enterré. A suivre de très près!

    Date de sortie: 27 octobre 2010.

    Filmographie de Doug Liman:

     Comme réalisateur

    1994 : Getting In

    1996 : Swingers

    1999 : Go

    2002 : La Mémoire dans la peau

    2005 : Mr. & Mrs. Smith

    2006 : Heist (série TV)

    2008 : Jumper

    2010 : Fair Game

    2011 : Jumper 2

     Comme producteur

    2001 : See Jane Run

    2001 : La Tentation de Jessica (Kissing Jessica Stein)

    2002 : La Mémoire dans la peau

    2003 : Gabriel y Gato

    2003 : Arrested Development

    2004 : Terry Tate: Office Linebacker Sensitivity Training

    2004 : Mail Order Wife

    2004 : La Mort dans la peau

    2005 : Cry Wolf

     Comme directeur de la photographie

    1996 : Swingers

    1999 : Go

     

    Catégories : COMPETITION OFFICIELLE Lien permanent 0 commentaire Pin it! Imprimer